Avis | Quand il s’agit de mépris pour la démocratie, Trump a de la compagnie

New York Times - 17/11
Les attitudes antidémocratiques sont profondément ancrées au sein du Parti républicain.

Il est tout à fait logique de considérer Donald Trump comme la menace la plus immédiate pour l’avenir de la démocratie américaine. Il a un projet ambitieux visant à transformer la fonction présidentielle en un instrument de « vengeance » contre ses ennemis politiques et d’autres groupes prétendument indésirables.

Mais tout en gardant les yeux rivés sur Trump, ses alliés et ses facilitateurs, il est également important de ne pas perdre de vue le fait que les attitudes antidémocratiques sont profondément ancrées au sein du Parti républicain. En particulier, de nombreux Républicains semblent penser que le seul vote qui mérite d’être respecté est celui en faveur du parti et de ses intérêts. Un vote contre eux est un vote qui ne compte pas.

Ce n'est pas un phénomène nouveau. Nous en avons vu une version à au moins deux reprises en 2018. En Floride, près des deux tiers des électeurs ont soutenu un amendement constitutionnel de l’État visant à mettre effectivement fin à la privation du droit de vote des criminels. Les électeurs de Floride ont été aussi clairs que possible : si vous avez purgé votre peine, vous méritez votre bulletin de vote.

Plutôt que d’écouter la voix du peuple, les Républicains de Floride ont immédiatement décidé de la rendre sans objet. Ils ont adopté, et le gouverneur Ron DeSantis a signé, un projet de loi qui annulait plus ou moins l'amendement en imposant un ensemble d'exigences presque impossibles à satisfaire pour les anciens criminels. Plus précisément, les électeurs éligibles devaient payer tous les frais ou amendes impa...
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